Depuis le 1ᵉʳ janvier, les tarifs de nombreuses consultations médicales augmentent, conformément à la convention signée en 2024 avec l’Assurance maladie. La pédiatrie fait partie des spécialités les plus concernées : les consultations pour les moins de deux ans passent à 40 €, les examens obligatoires à 60 €, et une nouvelle consultation spécialisée de recours est créée au même tarif.
La santé mentale bénéficie également d’une revalorisation : la consultation coordonnée atteint désormais 57 €, et la majoration pour les moins de 25 ans porte le total à 75 €. Les gériatres voient leurs tarifs progresser à 42 €, avec en plus une consultation longue annuelle à 60 € pour les plus de 80 ans. D’autres hausses touchent la gynécologie, la dermatologie, l’endocrinologie, la neurologie ou encore la médecine physique.
Ces augmentations n’entraînent pas de changement de remboursement pour les assurés, mais le reste à charge pourra varier selon le secteur du praticien et la couverture complémentaire. D’autant que les mutuelles mutualistes prévoient elles aussi une hausse de leurs cotisations en 2026 : + 4,3 % pour les contrats individuels et + 4,7 % pour les contrats collectifs.
Autre mesure importante : l’instauration d’un congé supplémentaire de naissance, voté en décembre 2026. À partir du 1ᵉʳ juillet, chaque parent d’un enfant né ou adopté en 2026 pourra bénéficier de deux mois de congé additionnel, indemnisés à 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second.
Les règles des arrêts maladie évoluent également : la première prescription est désormais limitée à 30 jours, et chaque renouvellement ne pourra dépasser deux mois.
Enfin, une interdiction progressive des produits contenant des PFAS entre en vigueur. Dès 2026, cosmétiques, farts de ski, vêtements et imperméabilisants (hors équipements professionnels) ne pourront plus en contenir. En 2030, la mesure sera étendue à l’ensemble des textiles, à l’exception de certains usages industriels, avec des seuils de résidus définis par décret.
Pascal Lemontel
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