Des spécialistes de la désinformation en santé et des dérives sectaires demandent l’annulation d’une journée de conférences prévue au Sénat, qu’ils accusent de promouvoir des « pseudo‑médecines ». Dans un communiqué commun, le GéPS, No FakeMed et le GEMPPI estiment que la Haute Assemblée ne doit pas devenir une vitrine pour des pratiques de soins alternatives.
L’événement visé doit se tenir le 22 janvier sous le patronage de la sénatrice LR Laurence Muller‑Bronn, à l’initiative du GETCOP et de la Chambre nationale des praticiens de la santé, deux organisations défendant les thérapies non conventionnelles et la « santé intégrative ».
Selon les collectifs opposés à la rencontre, cette journée vise à légitimer des méthodes sans fondement scientifique. Ils réclament son annulation, jugeant qu’elle remet en cause la rationalité médicale. Une tribune publiée dans L’Express, signée par plusieurs experts de la santé et de la lutte antisectes, relaie également cette critique.
Les organisations rappellent enfin que cette initiative contredit le signal envoyé par l’État, qui vient de présenter sa stratégie de lutte contre la désinformation en santé, inspirée d’un rapport de Mathieu Molimard, Dominique Costagliola et Hervé Maisonneuve, également signataires de la tribune.
Pascal Lemontel
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