La mort subite du nourrisson traumatise un grand nombre de jeunes parents. En effet elle frappe de manière inattendue en moyenne 1 bébé sur 2 000 en France durant la première année de la vie.
Le taux de décès par mort subite a diminué de plus de 50% depuis une quinzaine d'années, lorsqu'on a découvert que le risque pouvait être réduit en faisant dormir les bébés sur le dos et non plus sur le ventre. Mais le risque de décès n’a pas été totalement éliminé.
Cependant, une étude multidisciplinaire de la Faculté de médecine de l'université de Strasbourg donne l’espoir d’y parvenir grâce à une simple prise de sang.
Les chercheurs ont mis en évidence le rôle du nerf vague qui régule les battements du cœur en les ralentissant. Si le coeur est trop ralenti, il finit par s'arrêter. En comparant des cœurs de bébés décédés de mort traumatique et ceux de bébés décédés de mort subite, ils ont observé chez ces derniers une augmentation importante des récepteurs spécifiques à l’acétylcholine, une molécule produite par le nerf vague qui assure la transmission de l’influx nerveux.
Par chance, des médicaments existent et les bébés à risques pourront être facilement traités à titre préventif.
Une simple prise de sang et des médicaments adaptés suffiraient donc à éviter 400 décès par an par mort subite du nourrisson. De quoi permettre à de nombreux parents de dormir plus sereinement !
J.Nathalie
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