En France, chaque année, 3 000 femmes sont touchées par le cancer du col de l’utérus. Même si ce nombre n’est pas très élevé, il l’est tout de même beaucoup trop dans la mesure où ce cancer peut être évité ou tout au moins pris en charge précocement et être exonéré de conséquences lourdes.
Le meilleur moyen de se protéger est également un geste très simple : faire pratiquer un frottis de dépistage. Grâce à lui, rappelle l’Institut national du cancer, l’INCa, depuis 35 ans le nombre de femmes atteintes d’un cancer de l’utérus a été divisé par deux. Mais « peut mieux faire » disent les spécialistes au vu des chiffres : 40 % des femmes, dans notre pays, ne se font toujours pas dépister régulièrement par ce fameux frottis. Les chiffres devraient pourtant les motiver ! Sur les 3 000 nouveaux cas annuels, entraînant mille décès, 90 % pourraient être évités par le dépistage d’éventuelles anomalies, par le frottis. Car quand les symptômes apparaissent, le cancer est déjà à un stade avancé. Le frottis est un examen non invasif, sans douleur, sans anesthésie, prenant peu de temps, peu coûteux et remboursé par la Sécurité sociale si prescrit. Les recommandations de l’INCa sont claires, de 25 à 65 ans, vaccinée ou non, faites pratiquer un frottis tous les trois ans, et continuez après 65 ans, que vous ayez ou non des rapports sexuels. Et pour cela, vous n’êtes pas obligée de voir un gynécologue, votre médecin traitant peut pratiquer un frottis, c’est-à -dire faire le prélèvement et l’envoyer au laboratoire.
La consultation du spécialiste sera envisagée éventuellement, au vu des résultats.
Source. INCa. / Bien-être & Santé
C.Fabre
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