À l’occasion de son congrès annuel qui se déroule sur plusieurs jours en ce moment même, la Société française d’ophtalmologie, SFO, fait le point sur la prise en charge de la cataracte, qui a considérablement évolué ces dernières années grâce à l’utilisation du laser.
Les nouvelles techniques de laser dit femtoseconde pour l’intervention chirurgicale de la cataracte permet de résoudre en très grande partie les problèmes posés précédemment par les complications postopératoires possibles, la difficulté de stabilité et le centrage des implants. Ce type d’appareil délivre des impulsions ultrabrèves et cette nouvelle technologie permet au laser de ne pas être absorbé par les tissus voisins et donc d’atteindre très correctement le cristallin. Rappelons que la cataracte est due à l’opacification et la rigidification du cristallin, cette sorte d’objectif à l’avant de l’œil permettant de transmettre, à la façon d’un appareil photo, les images à la rétine. Cette nouvelle technologie suscite encore bien des interrogations et les médecins ophtalmologiques sont vigilants quant aux dérives possibles, notamment l’idée qu’un technicien puisse à l’avenir suffire à manier ce laser ultraperfectionné et ultratechnique.
En France, aujourd’hui, on compte environ 600 000 actes chirurgicaux par an. Ils n’ont pas pâti, rappelle la SFO, des récents progrès de la technologie, il n’y a pas de raisons que ce laser pose problème. Lequel, pour le moment, est très loin d’être généralisé, mais qui s’avère « plus long, plus cher, plus difficile, mais… mieux ! ».
Source. SFO / Bien-être & Santé
N.Salmeron
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